Glendronach 15 ans (46%, OB 2013): Casablanca!

Glendronach 15

A l'image des vieux film noir indémodables, certains whiskies savent conserver nos faveurs au fil des ans, non seulement parce que l'on sait  a quoi s'attendre, mais aussi parce que l'on parvient toujours a y déceler une saveur nouvelle, telle une ombre suggestive dans un film d'avant guerre. Tout amateur devrait avoir au moins trois types de whisky sous la main: un sherry, un tourbé, et un dernier vieilli en fut de bourbon, afin de pouvoir satisfaire une envie particulière. Depuis sont rachat par Billy Walker et compagnie, Glendronach est devenue un synonyme de sherry de qualité, et il ne se passe pas un trimestre sans que des single casks de la marque ne soient mis sur le marché, par la distillerie ou pour le compte de détaillants individuels. La gamme standard, dont nous avons jusqu'a présent peu parlé recèle, a l'instar du concurrent Glenfarclasquelques pépites au rapport qualité-prix quasi imbattable. Nous jetons aujourd'hui un oeil a l'expression que d'aucuns considèrent comme la pièce maitresse de la distillerie: le Glendronach 15 ans "revival."

 

Œil : Ambre foncée

 

Nez : Un nez de sherry d’un grand classicisme mais avec beaucoup de caractère. A la fois minéral et riche, sucré et fruité ; joue sur ce double registre a fond. Caramel au beurre salé et pruneaux, sucre roux et marmelade d’oranges, un peu de souffre et de compote de pommes. Colle séchée comme sur au dos des enveloppes. Il y a aussi des fruit macérés, du tabac blond (#amsterdamer) et du cuir comme dans le souk de Casablanca (#humphreybogart).

 

Bouche : L’influence de la maturation 100% oloroso est très nette. Notes de camphre et de souffre assez évidentes, avec du café, du caramel et tout un tas de fruits qui auraient leur place dans des gâteaux : prunes, figues (figolu), cerises confites. Il y a aussi du cola et une certaine amertume de chocolat très noir. Egalement un mélange de beurre, de fruits, et de creme pâtissière, peut être un clafoutis a la cerise! En tout cas une assez belle onctuosité et cohérence de l'ensemble.

 

Finale : Longue. L’amertume persiste mais se transforme peu a peu en saveurs de réglisse avec du sel, le type qu’affectionnent les scandinaves, ce doit être le coté Viking. En toute fin on retombe sur des fruits, poires et encore du chocolat.

 

Du super matos. C’est le genre de whisky qu’on sort de la cachette a boisson lorsque l’on veut se faire un sherry d’école. Le rapport qualité/prix est phénoménal. Apres le Benromach 10 ans 100 proof voila un autre de ces whiskies indispensables!

 

Note : A (Ingrid Bergman)

 

Prix : Entre 50 et 70 euros (bourgeoisie de province)

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