Octomore 7.1 (59.5%, OB 2015): La Der de Jim McEwan!

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La dernière mouture du "whisky le plus tourbé du monde," Octomore 7.1, affiche 208ppm (taux de phénol) et 59.5% d'alcool au compteur. Un whisky musclé donc pour la série qui s'est peu a peu imposée comme le whisky phare de Bruichladdich qui au départ, rappelons le, était l'une des deux seules distilleries de l'Ile à produire en majorité un jus non-tourbé. 

Issu d'orge récoltée en Ecosse, le whisky a passé 5 ans dans des futs de bourbon avant d'être embouteillé au début de l'année 2015. Sa mise sur le marché en juin de cette année a coïncidé avec le départ du maitre distillateur historique Jim McEwan, une façon de couronner le règne aventureux du père de l'Octomore, le whisky auquel son nom est désormais le plus souvent associé.

On a cru voir (ici) qu’une bouteille de cet Octomore 7.1 se cachait sous le stand Bruichladdich au Whisky Live Paris, le week-end dernier. Ce teaser nous a donné envie de gouter, nous avons donc été contraints de sortir le sample que l'on avait mis au chaud pour l'hiver...

 

Œil : Doré

 

Nez : Ambiance charcuterie : c’est la fête du jambon blanc, une tendance au cochon bouilli qui était déjà présente dans l’Octomore 5.1. C’est arrosé de citron et autres agrumes, de tabac blond et de légère fumée de moteur. Il y a aussi un peu de sirop de miel et de cire O’ Cédar puis les notes de phénols font leur apparition avec du goudron et du mazout. Chocolat et olives noires à la Grecque. Quelque chose de mentholé vient recouvrir le tout. C’est plutôt fermé mais expressif. Plus austère (#brooklynboogie) que les version précédentes.

 

Bouche : Grosse mandale. On est pris dans un tourbillon de céréales : mais, blé, luzerne, graines de tournesol (#pipas) et galettes de mais Mexicaines. Avec des carnitas, des haricots rouges et du pico de gallo cela ferait un beau burrito… Ultra compact mais il y a un coté marin évident : harengs, embruns, algues, huitres et autres choses du genre. Il y a pas mal de sel et d’iode aussi. La fumée se pointe au bout d’un moment mais on est plus dans les effluves de bois brulé que dans la tourbe pure et dure. Chocolat noir au sel de mer (c’est à la mode). Miel et cappucino. Devient plus floral et sucré avec quelques gouttes d’eau.

 

Finale : Longue et corsée sur des notes de bois fumé et de chocolat.

 

Un whisky ultra viril, comme d’habitude, mais on se rend compte au fil du temps que Bruichladdich a réussi, avec la série Octomore, à créer un profil unique et reconnaissable entre tous. Le vrai tour de force c’est d’arriver à faire en sorte qu’il y ait suffisamment de variation d’un batch a l’autre pour que l’on ait envie de gouter a chaque fois. Du beau boulot !

 

Note : A+ (Jim McEwan)

 

Prix : 150 euros (Bourgeoisie Insulaire)

 

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Jim McEwan: Le Maitre à l'Oeuvre!

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