Little Italy, l'affranchi du Manhattan

Les twists de Manhattan sont à la mode. Comme le disait Jacques Chirac à propos de la bière, quand on aime [le Manhattan], on aime tous [les Manhattan]. Il avait certes raison mais parmi les nombreuses variations que j'ai pu goûter, j'ai récemment été très séduit par le Little Italy. C'était au Moonshiner à Paris et je gardais de ce cocktail un excellent souvenir que réactiva par hasard un dossier du magazine Whisky Advocate consacré au rye, dans lequel était présenté la recette d'Audrey Saunders, dont je me suis inspiré pour recréer les sensations perdues de cette expérience fugace. Bref...

Le Little Italy cultive l'amertume par adjonction de Cynar un amer à l'artichaut que l'on apprécie particulièrement, comme pour le  negroni tredici. Une amertume que l'on peut tenter de dompter ou d'intensifier par le choix du vermouth. Le Punt e Mes va accentuer cette tendance, le Noilly Prat  rouge ou le Vermouth del Professore vont l'atténuer. Après, tout est affaire de dosage...

Dans un verre à mélange rempli de glaçons :

- 6 cl de rye  (ici Jim Beam Rye)

- 1,5 cl de Cynar

- 2,2 cl de sweet vermouth

Mélangez à la cuillère, filtrez dans un verre à Martini et garnissez d'une cerise au marasquin. Si l'amertume vous semble trop prononcée, versez le reste de liqueur contenu dans la cuillère.

Salute !

Leave a reply