Made in Taiwan: Kavalan solist vinho barrique (Ob 2012, 4 ans, 59,2°)

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Le Japon a toujours eu une grande influence sur Taïwan. Suite à l'occupation de Formose par les nippons entre 1895 et 1945, l'île s'est dotée d'un tissu industriel qui rivalise aujourd'hui avec le pays du soleil levant. Il semblerait que non contents de titiller  les japonais dans le domaine des hautes technologies, ces braves Taïwanais souhaitent aujourd'hui les concurrencer sur le whisky. Autant vous le dire tout de suite c'est un coup de maître car ce Kavalan est loin au dessus des quelques whiskies japonais que j'ai pu gouter, il  a mis K.O. le Yoichi 10 ans au premier round, l’entraîneur japonais ayant jeté l'éponge devant la brute taïwanaise. Il faudrait le comparer au Yoichi 12 ans  afin de lui trouver un concurrent boxant dans la catégorie des whiskies à 100 €.

Pour la petite histoire la distillerie Kavalan est née en 2006 et la première bouteille a été commercialisée en 2008. Tout ça ne laisse que 2 ans de vieillissement en fût, ce qui est fort peu et qui peut à priori inquiéter l'amateur. Un whisky jeune aura souvent tendance à l’impétuosité, caractère propre aux adolescents mal dégrossis. Pourtant rien de tout cela ici car le climat tropical qui sévit sous les latitudes taïwanaises  accélère grandement le vieillissement. Le Kavalan Solist vinho barrique a pour sa part passé 4 ans en fûts et a été directement mis en bouteille en mode cask strength, il affiche donc un taux d'alcool non négligeable de 59,2°.

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Le nez:  très gourmand, on y trouve des noisettes, des pins de la forêt landaise et un fruit tropical qui serait le croisement d'une mangue et d'une noix de coco.

La bouche: ça fait un peu l'effet d'un uppercut de golgo 13 dans la tronche. Les 59,2° parlent tout de suite et ça a un sérieux goût de reviens y. Attention ce truc est complexe, on y trouve des fruits rouges bien assaisonnés à la cannelle auxquels on aurait intégré des petits bouts d'écorces de pin et de cuir hors d'âge.

La finale: D'une longueur agréable, elle est assez douce et rappelle vaguement le chocolat noir fort en cacao et  l'orange confite.

Note: AA- (Jacob Fugger) prix: banquier de province (96€)

J.V.

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