Yamazaki 12 ans (43%, OB 2013) : Fool's Gold!

Yamazaki 12 ans

On n'a pas gouté de Yamazaki depuis presque deux ans et l'excellent Yamazaki 18 ans. Apres un zéro de conduite et une séance d'autoflagellation bien mérités, on se rachète avec le Yamazaki 12 ans. C’est l'une des portes d’entrée dans le monde du whisky japonais, un jus passe partout à l’emballage classieux qu’il est désormais de bon ton de sortir lors des soirées entre amis.

 

Yamazaki fait la danse du ventre depuis que l’expression Yamazaki Sherry Cask 2013 s’est vue décerner le prix en carton de meilleur single malt du monde par le très peu recommandable Jim Murray. Pour beaucoup, s’envoyer un verre de Yamazaki revient à boire le « meilleur whisky du monde ». Mais comme la distillerie du Kansai a vu ses stocks s'épuiser ces dernières années, le Yamazaki 12 est devenu rare, et tout ce qui est rare est cher. Il est au whisky japonais ce que le cheval à trois pattes est au célèbre adage.

 

Avant de passer à la dégustation il convient d’ajouter que le Yamazaki 12 est plutôt un whisky de néophytes fortunés car l’augmentation croissante des prix (aujourd’hui autour de 80 euros quand on peut mettre la main dessus) et le rapport qualité/douille dégueulasse font que les amateurs de malt avisés ont depuis longtemps changé de crèmerie…

 

Œil : Doré

 

Nez : Floral et épicé mais qui fait plus jeune que son âge, l’effet Penderyn… Un peu de fruits tropicaux, mais il faut quand même tendre le nez. Miel et bois ciré. Il y aussi quelques notes tanniques de thé noir Darjeeling qui, associé à un fond de fruits du verger, pêches et nectarines, rappellent vaguement ces thés aromatisés qu’affectionnent les bourgeoises de sous-préfecture. Pas dégueu.

 

Bouche : Consistance plutôt aqueuse, ils ont du s’en donner à cœur joie niveau dilution. Notes maltées assez basiques qui donnent l’impression de boire un blend milieu de gamme. Viennent ensuite des notes d’agrumes plutôt fraiches : citrons, oranges, et une fine amertume de pamplemousse. Puissant comme un Shiba-Inu à trois pattes.

 

Finale : Courte et faible, vagues impressions de malt et de citron. Pas de quoi se foutre en l’air pour une bouteille.

 

Un whisky aboulique à conseiller aux amateurs de sensations faibles…

 

Note : BB (Pierre Richard)

 

Prix : 80 euros, la bonne blague (bourgeoise de sous-préfecture).

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